lundi 10 octobre 2005
Préparation du Ford Ranger
Avoir un camping-car sur un 4x4 s'imposait pour faire du hors piste, quitter le bitume à souhait et surtout avoir un véhicule manoeuvrable partout, ou presque. Evidemment une cellule amovible, est plus petit qu'un camping-car, mais il faut faire quelques compromis, et surtout nous ne somme que deux.
Le "Ford Ranger" pick-up en version "Super Cab" à ses portes arrières qui s'ouvrent à l'envers, c'est à dire que les portes AV et AR s'ouvrent comme une fenêtre, ce qui est très pratique pour les gros chargement (vélos, et autres ... ). Le premier travail consiste à enlever la benne arrière du Pick-up car on a choisi une cellule à fond plat; ce qui donne beaucoup plus de place à l'intérieur. Beaucoup de choses à démonter, et avec l'aide de 3 copains, elle se soulève toute seule, sans difficulté.
Le Ranger est bien nu comme çà, et en attendant de reçevoir la cellule, je fabrique le cadre en tube carrée 40x40 qui se fixera sur le Ranger et supportera la cellule. Pas mal de découpe à faire pour les pasages de roues et passage de l'alimentation en gas-oil.
lundi 14 novembre 2005
Aménagement de la cellule amovible
Nous avons acheté la cellule vide, juste la porte d'entrée et les 3 fenêtres principales étaient percées et montées. Et maintenant il faut tout construire. Mais surtout acheter tous les composants : réservoirs eau, pompe, frigo, chauffage ... receveur douche, WC, pied de table ... éclairages, seconde batterie, dinette, robinetterie, lanterneaux, rideaux ... tout pour réaliser l'éclairage, l'électronique, la plomberie, les meubles ... la literie, les coussins, les housses ... Ce qui est souvent plus compliqué que de faire le travail. Il faut s'armer de patience avec les fournisseurs!!
La finition est beaucoup plus longue que je ne pensais : montage des portes, vernissage par ci, mis en peinture ailleurs, et quelques problèmes électriques. Montage et mis au point délicat du chauffage au gas-oil.... mais finalement c'est habitable. Cinq mois de bricolage et de travail à plein temps avant de pouvoir y passer la première nuit dedans.
Je refais même quelques "retouches" de peinture extérieure sur le Ranger et sur la cellule pour bien les marier ensemble.
Pour voir les photos de l'album cliquer ici
lundi 5 février 2007
Apprentissage de l'espagnol au ... Guatemala
A 150 km de Guatemala city, existe un endroit merveilleux, un lac paradisiaque avec pleins de volcans autour, le lac Attitlan, et quelques villages (pueblos) isolés, typiques, pauvres, bien collés près du lac. Nous sommes venus ici pour s'en mettre pleins les yeux et les oreilles. Et plein la tête avec les cours d'espagnol pendant cinq semaines. Chacun un professeur particuler durant quatre heures par jour. Grâce à notre petite base de départ nous faisons de réels progrès (dixit nos professeurs! Ils sont sympas, hein !). Le reste du temps nous faisons du tourisme autour du lac, visitons les magnifiques marchés colorés Mayas en essayant de parler avec la population, ou aidons à faire les devoirs à quelques enfants en difficulté. Souvent nous vivons dans les familles très acceuillantes et participons à leurs difficultés du quotidien. Nous nous déplaçons comme eux, nous mangeons ensemble, mais nous allons à l'école pendant qu'ils vont souvent aux champs et que les femmes travaillent à la maison. Ici, nous avons souffert de voir des enfants travailler comme des hommes forts, à récolter et porter de lourds sacs de café alors que d'autres vont normalement à l'école. Nous ne quitterons pas le Guatemela sans visiter Antigua, très belle ville coloniale. Ainsi que quelques volcans encore en activité!
dimanche 11 mars 2007
Carte Amérique Centrale
Nous sommes allés de Guatemala city (Guatemala) à San José (Costa Rica). Une boucle au lac Attitlan à l'ouest de Guatemala , puis par le Honduras et sa côte atlantique, ses îles, et le Nicaragua, son énorme lac que nous avons traversé en bateau (une nuit en mer sans dormir). Sac à dos c'est à dire en utilisant les bus locaux et les petits hôtels que l'on trouvaient. En famille lorsque nous étions à l'école d'espagnol.
lundi 12 mars 2007
Tourisme en Amérique Centrale
Puis, pour mettre en pratique notre espagnol, nous partons sac au dos pendant sept semaines, à travers le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica jusqu'à San José. En tout trois mois en Amérique centrale.
Nous connaîtrons les bus locaux surchargés et bruyants. Là nous nous rendrons compte du vrai quotidien des gens, de se qu'ils subissent tous les jours sans se plaindre pour aller au travail, à l'école, en ville faire les courses.... Parfois l'intérieur du bus ressemble à un marché en plus concentré. Malgré la foule, trois sur des banquettes de deux et le couloir surencombré, des vendeurs de tout viennent y vendre ce qui semble intéresser les gens. Y compris des médicaments, des vitamines, des livres religieux et autres... Et le commerce fonctionne bien... Et en plus toujours en toile de fond une musique... américaine à fond de puissance! Nos oreilles sont à saturation.
Nous ne raterons pas les belles plages de sable blanc et y passerons quelques jours. Les paysages parcourus sont magnifique, surtout les lacs, les montagnes avec sa chaîne volcanique. Quelques volcans "actifs" se visitent facilement et nous en profitons également, mais faut pas y rester longtemps!
Des marchés toujours et partout mais beaucoup moins colorés qu'au Guatemala. Plus américanisés et en plus les gens nous abordent souvent en nous parlant ... anglais. Le Honduras et le Nicaragua, une vie simple, bruyante, très pauvres qui ont du mal à se sortir des années de guerre et de quelques cyclones ravageurs, nous finiront au Costa Rica, où le changement est radical.
Beaucoup plus propre où le niveau de vie est beaucoup plus élevé. On a l'impression d'être aux Etats Unis! La nature est magnifique, exubérante avec des parcs nationaux et privés de toutes sortes, partout. Les sportifs riches y prennent leur pied ! ... Et beaucoup de touristes américains où tout est fait pour leur plaire, pour ramasser le maximum de dollars, et les prix s'envollent ... jusqu'où cela va t-il aller ?
Pour voir les photos de l'album cliquer ici
vendredi 1 juin 2007
Quelques liens de Grands Voyageurs
Adresses "liens" de grands voyageurs :
- "Vivre son Rêve" Une famille de 4 personnes en camping-car pendant 18 mois en Amérique du Sud de septembre 2007 à mars 2009 >
- "Les Aventuriers" Une famille de 5 personnes en camping-car pendant 1 an en Amérique depuis juin 2007
- "Les apprentis voyageurs" Une famille de 4 personnes en camping-car pendant 1 an en Amérique depuis juillet 2007>
- "Les Angloys en Amérique" Un couple en camping-car pendant 1 an (ou plus ?...) en Amérique depuis octobre 2007
- "Une parenthèse Sud-Américaine" Une famille de 3 personnes en camping-car pendant 1 an en Amérique du Sud de septembre 2007 à fin juillet 2008
- "Sur les chemins du Monde" Géraldine et Yann avec un TUB Citroën en Amérique du sud et en Asie du sud-est d'octobre 2007 au printemps 2009
- "Casenavenroute" Un couple pendant 2 ans en camping-car autour du monde de septembre 2007 à octobre 2009
- "Les Déroutés" Une famille de 4 personnes en camping-car de San Fransisco à Ushuaia de fin 2005 à début 2007
- "ToutHorizon" Un couple franco-canadien en Toyota Land Cruiser avec cellule traversant l' Amérique depuis mai 2006
- "Le voyage de Jules et Jim" Un couple autour du monde en camping-car depuis janvier 2007
- "Au plaisir...en famille" Une famille belge de 4 personnes en camping-car en Amerique du sud de mai 2007 à mai 2008 et ensuite en Australie
- "La vie est belle" Une famille belge de 6 personnes en LandRover et remorques autour du monde de septembre 2006 à mai 2008
- "La Tortue Sélène" Une famille de 4 personnes en camping-car pour un tour du monde de mars 2007 à 2010
- "La p'tite vadrouille" Une famille de 4 personnes en camping-car pour un tour du monde depuis octobre 2007
- "Le tour de NoCyBb" Une famille de 5 personnes en camping-car en Amérique du sud depuis octobre 2007
- "Exploracy" Un couple en camping-car pour un tour du monde de janvier 2008 à 2013
- "Cordillera" Chritelle et Mathieu en Amérique du sud - Photos magnifiques
- "Camping car autour du monde" Un tour du monde pendant 4 ans , 2 adultes et 2 ados
- "Periple" Tour du monde avec 3 enfants en Camping car
vendredi 13 juillet 2007
Départ prévu pour le 31 août
Le Havre, c'est loin depuis Montélimar ....... presque 1000 km avec notre équipement ....
Signé : Annie et Daniel
Cargo en mer
Pour information voici notre petit périple du 31 août au 26 septembre sur l'océan Atlantique du Havre à Buenos Aires pendant un petit mois avec les escales :
Le Havre (France) Bilbao (Espagne) Casablanca (Maroc) Dakar (Sénégal) Conakry (Guinée) Freetown (Sierra Leone) |
Salvador (Brésil) Vitoria (Brésil) Rio de Janero (Brésil) Santos (Brésil) Buenos Aires (Argentine) |

samedi 14 juillet 2007
Carte Amérique du sud
Le cargo arrive à Buenos Aires en Argentine à la limite de Uruguay , entouré d'un cercle blanc sur la carte. Ensuite direction le sud pour être en été dans la partie la plus froide de l'hémisphère sud.

dimanche 15 juillet 2007
Notre Itinéraire prévisionnel
Ceci est le circuit que nous avons prévu pendant notre séjour en l'Amérique du Sud.
Nous avons décidé d'arriver à Buenos Aires fin septembre pour être en Patagonie et en Terre de
Feu en décembre, janvier c'est à dire au plus fort de l' été.
Auparavant, si nous en avons le temps, après avoir visité Buenos Aires, nous irons faire un tour en Uruguay. Puis nous longerons l'océan atlantique, la côte est de l'Argentine, en faisant un stop dans la pénisule de Valdès afin d'observer les baleines et leurs petits et un peu plus bas dans la réserve de Punta Tombo, le plus grand site de nidification des pingouins d'Amérique du Sud.
Nous quitterons la Terre de Feu en passant au Chili pour admirer le Parque Nacional Torrès del Paine, spectaculaire massif de pics granitiques et le Parque Nacional los Glaciares pour voir l'impressionnant glacier Perito Moreno. Puis nous remonterons sur Puerto Montt en faisant une esapade sur l'île de Chiloé avant d'aborder la région des lacs où à partir de là nous pourrons passer du Chili vers l'Argentine et vice versa par des routes traversant la cordillère des Andes suivant les sites, villes et paysages à voir avant d'atteindre l'Altiplano et le désert d'Atacama, où bien sûr nous irons voir la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert à Chuquicamata.
Notre périple se poursuit vers la Bolivie où nous traverserons le Salar d'Uyuni, la plus vaste réserve de sel au monde à 3 653 m d'altitude. Puis Potosi, ancienne ville riche grâce à ses mines d'argent, La Paz et bien entendu le Lac Titicaca qui nous amènera au Pérou où nous ne manquerons pas le site archéologique du Machu Picchu.
Nous continuerons par l'Equateur, le plus petit pays de la cordillère des Andes, un paradis pour les amoureux de la nature et pour ses marchés traditionnels colorés.
Peut-être, poursuivrons-nous notre route vers la Colombie, le Vénézuela et traverserons-nous le Brésil et le Paraguay avant de rejoindre Buenos Aires pour notre retour en France ? Pour le moment nous n'avons pas encore étudié la suite du circuit après l'Equateur.
Nous ne savons pas non plus si nous irons à l'ïle de Pâques et aux Galapagos. Nous verrons cela sur place.
Cet itinéraire succinct n'est que prévisionnel. Il évoluera en fonction de la météo et des lieux intéressants indiqués dans nos guides. Il y a tellement de belles choses à voir que le choix est difficile et nous choisirons un peu au jour le jour. Il sera mis à jour régulièrement.
samedi 25 août 2007
Départ de Montélimar
6h du matin, çà y est , c'est le moment du départ. Depuis Montélimar jusqu'au Havre un peu de la France à traverser et quelques amis à rencontrer avant le grand saut...
Depuis 2 mois, travail à plein temps pour mettre la maison en ordre, tout régler avec les services officiels, le courrier....les amis ... Et évidemment ne rien oublier à emporter pour 1 an ! Nous ne sommes que 2 dans le camping car, donc c'est le grand luxe, pour une vie de voyageur.
Et la vie continue avec ses bonheurs et ses malheurs.... Au Pérou ce terrible tremblement de terre placé sur notre circuit, nous y arriverons dans 6 mois mais dans quel état cette région va être? Pourrons nous aider un peu ces gens ?
Le bateau est un peu avancé, il arrive le 29 et devrait partir le 30août du Havre. Pour nous une nouvelle vie commence, mais même à casi 60 ans on y fonce. Le plus gros problème dans les rapports humains sera la langue ... Sur le bateau çà va sûrement être à dominante anglaise quoique l'équipage soit italien, et sur place évidemment l'espagnol sauf au Brésil (portugais). C'est pas gagné ...
Ci-joint une photo des derniers préparatifs , Annie se fait une beauté pour le voyage ... çà va être LE PIED !
mardi 28 août 2007
Presque au Havre
Cà y est Le Havre est en vue …. Notre bivouac de ce soir en Normandie nous rappelle tant de souvenirs, et çà sera notre dernière nuit sur le sol Français. Nous sommes un peu nerveux. Sur la route, nous avons rencontré et dit au revoir :
-- à Audrey et Antoine (merci de votre accueil pendant 2 nuits et bonne chance pour votre travail et votre installation),
-- à Daniel et Michelle (bon courage pour la reprise )
-- à Dominique (merci beaucoup d’être venu nous voir à Poissy),
-- à Sandrine et Jocelyne (merveilleuse cuisinière)
Nous penserons souvent à vous et aux autres, même de l’autre côté de l’océan.
Demain nous avons rendez-vous avec notre cargo…qui sera notre maison pendant un mois, espérons qu'il sera le plus stable possible.
samedi 15 septembre 2007
Description du cargo
Nous avons vécu quatre semaines sur le cargo Repubblica Argentina. Il nous a fait faire environ 12000 km depuis Le Havre jusqu'à Buenos Aires. Il est grand, pas beau du tout, très rouillé par endroit mais très efficace pour tout transporter. Son moteur depuis les cabines n'est pas bruyant du tout, par contre la ventilation , c'est une horreur...
Voici pour ceux qui aiment les chiffres quelques caractéristiques :
Construit en 1998 à Gènes en Italie,
Longueur : 210 mètres et largeur 31 mètres
Poids total : 52 000 tonnes
Presque 10 mètres de hauteur sous l'eau et 25 mètres au-dessus.
Moteur 8 cylindres de 24 000 chevaux à 113 tours /minute
Consommation de Gas-oil : 68 tonnes/jour soit 0,75 litre/seconde
Il parcourt plus de 800 km par 24 heures
Il peut emmener 3135 voitures et 1521 containers
Il y a 5 cabines passagers , 25 cabines équipages et 5 petits appartements pour les supérieurs. Tous avec air conditionné.
Il y a quatre groupes électrogènes pour fournir l'électricité.
Il peut dessaler 25 000 litres d'eau de mer en 24 Heures.
dimanche 30 septembre 2007
La traversée en Cargo
Après 3 jours de retard le cargo Repubblica Argentina est arrivé au Havre. Nous faisons du tourisme pendant ce temps là le long des falaises normandes. Il a été retardé à Anvers car un cargo s'est renversé dans le port et a bloqué les autres
bateaux. Enfin le 2 septembre nous pouvons embarquer. Et le lundi 3 septembre à environ 3h du matin les moteurs grondent et très très lentement nous nous éloignons du quai. La traversée du port est majestueuse avec toutes ces lumières, et pour nous c'est l'instant solennel du "Grand départ". Nous avons une belle cabine spacieuse avec hublot extérieur, lits superposés une commode qui peut également faire office de table et un cabinet de toilette, petit mais avec tout le confort pour un mois. Nous sommes 10 passagers : 3 couples Allemands et 2 Français.
Après Bilbao en Espagne nous faisons beaucoup d'escale en Afrique (Casablanca, Dakar, Banjul, Conakry et Freetown). On y décharge surtout de vieilles voitures, camions, bus qui parfois ne roulent même plus, venant d'Europe et qui termineront leur vie ici. Puis le chargement de containers vides pour le Brésil. Beaucoup d'animation sur les ports quel que soit l'heure, de jour ou de nuit... durant parfois 24h. Pour la traversée de l'atlantique, il ne reste à bord que des voitures de luxe type Mercedes, BMW et des véhicules militaires avec leur chargement . Qu'y a-t-il dedans ? Et aussi des containers pleins pour le Brésil et l'Argentine et bien sûr notre camping-car "Francia". 
Aux escales, pour descendre à terre, nous avons des difficultés. Soit le commandant, nous l'interdit, soit nous sommes obligés de quémander nos passeports qui sont dans son coffre. Nous avons la malchance d'avoir un commandant froid, distant, supérieur, autoritaire et qui n'est pas le pire de la compagnie ... paraît-il? Tout l'équipage et même les passagers le craignent sauf peut être le chef ingénieur qui lui ressemble. Quand nous changeons de fuseaux horaires, il n'informe personne des changements d'heure. Nous ne savons jamais où nous sommes, quand nous partons, quand nous arrivons à la prochaine escale, et quelle est cette prochaine escale. Nous le savons en lisant le menu car il y est indiqué la ville de départ et la ville d'arrivée. Nous passons l'équateur sans le savoir. La visite des machines s'est faite grâce à l'intervention de Daniel qui a osé lui demander. Il n'était pas content mais a donné son autorisation en nous envoyant vers son chef ingénieur aussi agréable que lui. Il mange à la table juste à côté de la nôtre et l'ambiance n'est pas gaie quand il est là. Nous préférons qu'il soit de quart ou en manoeuvre au moment des repas. En parlant des repas, ce n'est pas très varié. Nous avons mangé des pâtes tous les midis et tous les soirs sans exception. C'est une compagnie italienne !
A part cela, la traversée de l'océan Atlantique nous a semblé longue. Nous avons vu des oiseaux, des dauphins et des poissons volants lorsque nous longions les côtes. Mais pendant les 5 jours en mer entre Freetown (Sierra Leone) en Afrique et Vitoria au Brésil, nous ne verrons rien. Seulement la mer, la mer et toujours la mer. Mais heureusement elle est restée calme à part quelquefois où il y a eu du vent. En Amérique du Sud nous avons fait escale à Vitoria, Rio de Janeiro et Santos au Brésil, Montévidéo en Uruguay en terminant par Zarate et Buenos Aires en Argentine.
Nous avons eu la malchance de souvent arriver en fin d'après midi et de repartir le lendemain au petit matin. Ce qui fait que dans ce cas nous ne pouvons pas visiter la ville. C'est ce qui c'est passé à Rio de Janeiro, dont on se faisait à l'avance un plaisir de voir sa baie et de visiter son site merveilleux. Au retour peut-être ? L'avantage c'est de voir la ville en arrivant doucement par la mer dont la vision est tout à fait différente d'une visite à terre.
Le plus intéressant, enrichissant et très étonnant a été d'assister à l'effervescence du travail portuaire. C'est quelque chose dont on a pas idée et inconnu pour nous. Dans les ports le travail des dockers ne s'arrête jamais. Et la quantité de voitures et containers que peut contenir un cargo comme le notre est toujours très impressionnant, on a vite fait de vider un énorme parking.
mardi 9 octobre 2007
Le Pays des Gauchos
En débarquant du cargo, un dimanche, nous avons trouvé Buenos Aires bien calme avec de grandes avenues (plus larges qu'en France) et de grands immeubles. Mais avant de faire du tourisme, il faut d'abord trouver une assurance pour "Francia". Daniel avait récupéré quelques adresses sur internet et Annie a été négocier. Notre seconde occupation fût de trouver une grande bouteille de gaz pour pouvoir cuisiner et faire fonctionner le frigidaire. Et bien, dans le centre de Buenos Aires, ils ne connaissent pas ! Ils sont tous alimentés par le gaz de ville. Nous sommes donc partis assez rapidement de Buenos Aires en se promettant de visiter la ville complètement au retour. Dès la sortie de la ville et de sa banlieue, des pâturages à perte de vue... Beaucoup de boeufs, vaches et plus tard des chevaux. Tous les terrains immenses sont clôturés. Nous voyons beaucoup d'entrées d'Estancias. les portails sont parfois ouverts sur un chemin dont on ne voit pas le bout, ni la propriété. Les animaux sont magnifiques. Les gauchos, montés sur leurs chevaux, accompagnent et surveillent leurs troupeaux. Ils portent tous le béret (parfois bleu) et nous saluent de la main. Parfois, surtout en ville, ils sont au volant de leur 4x4, toujours accompagnés de leurs chiens qui sont dans la benne du pick-up, ce qui fait courrir et aboyer tous les chiens de la rue. L'accueil de la population est formidable, même avec notre "petit espagnol" il est facile de rentrer en contact avec les gens. Ils sont toujours disponibles et souriants pour nous renseigner et nous aider. Même les policiers, jusque là, ont été accueillants et les douaniers à Buenos Aires ont été très sympathiques. Ils étaient contents que nous soyons venus visiter leur pays et nous ont souhaité un bon voyage. Quelque soit l'endroit où nous nous arrêtons, de jour comme de nuit, nous nous sentons en sécurité. A Monte Hermoso (joli mont), petite station balnéaire en bord de mer, nous sommes restés deux nuits dans les dunes près de la plage avec la mer comme télévision. Ah si j'avais été pêcheur... Après Bahia Blanca et Viedma, nous allons longer la côte. Déjà 1200 km de fait sur la terre d'Argentine. Incroyable!






